Bilan 2018… euh comment dire…

Vous rappelez-vous les bonnes résolutions de l’année dernière ? « Écrire plus en 2018 ? Pas nécessairement. Écrire jusqu’au bout ? Absolument. » À la trappe. J’ai pondu plus de 70K mots en 2018, soit 27K de plus qu’en 2017. Mais où sont-ils donc passés, tous ces mots ? Certainement pas sur le blog, qui connaît présentement une période de disette. Pour tout vous dire, 40 % de cette production a été publiée sur Wattpad, mais pas sur le compte d’Accent Décomplexe. J’ai beau prêché la décomplexion dans l’écriture, j’ai parfois encore besoin d’anonymat pour réellement libérer ma plume…

Et puis, il y a cette chose très à la mode en ce moment qu’on appelle e-réputation. Elle est issue de l’image qui se construit par le biais de toutes ces activités en ligne qui laissent des traces : un tweet par-ci, un like par là, un commentaire plus loin, une étoile, un pouce bleu, un cœur… toutes ces empreintes numériques mises bout à bout forment un tout qui renvoie bien souvent une image biaisée ou peu satisfaisante par rapport à celle que l’on se fait de soi.

Avec AD, je m’applique, me censure, me remets constamment en question… ce qui au final bride pas mal la créativité. J’ai donc eu envie d’essayer une autre approche de l’écriture, moins contraignante. En gros, j’ai voulu redécouvrir le plaisir d’écrire sans me soucier de ma réputation ou des critiques éventuelles.

Voilà pourquoi je me suis fixée les quelques lignes directrices suivantes :
1. publication anonyme
2. publication des premiers jets (je ne m’autorise qu’une seule relecture pour corriger les fautes)
3. publication d’histoires que j’ai envie de lire (plaisir purement égoïste).

Un genre en particulier se prête tout à fait à ce type d’exercice : la fanfiction. Mot clé : fan ! Car si l’on est fan d’un univers, on a bien souvent très envie d’y replonger pour l’explorer de fond en comble, d’imaginer des quêtes latérales, de donner à nos personnages secondaires préférés une place plus importante dans leurs aventures à venir… Il est finalement tout naturel qu’on finisse par franchir le pas pour se lancer à son tour dans l’écriture. Certes, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous et c’est sans doute la raison principale pour laquelle ce genre est encore si peu considéré. Néanmoins, certaines autrices m’ont complètement bluffée par leur talent pour la narration et la complexité de leurs intrigues.

Rappelons que le plus important n’est pas de faire du chiffre, mais de se faire plaisir. Et si en passant, on réussit à divertir quelques lecteurs, alors c’est tout bénef !

Bilan de cette aventure qui a bien duré dix mois :  je constate que l’anonymat est libérateur. Certes, les lecteurs vont toujours juger la qualité de l’écriture, de l’intrigue, des rebondissements, des personnages, mais au final, j’écris moins pour eux que pour mon propre plaisir.

Dans ce cas, pourquoi publier en ligne ?!

Il n’y a pas obligatoirement contradiction à vouloir à la fois écrire pour son plaisir et partager ses récits. Les retours ne sont pas systématiquement positifs, bienveillants, voire utiles, mais ils attestent d’une chose : je suis lue. Et généralement, parmi les commentaires déposés, nombreux sont ceux qui motivent à continuer. Je ne peux pas imaginer un meilleur moteur d’écriture que ces personnes qui prennent le temps d’exprimer leur appréciation pour un texte dont on a accouché dans la joie et la bonne humeur !

Je ne peux clore ce bilan sans mentionner mon retour d’expérience sur l’écriture par téléphone. Un livre entier, écrit du début à la fin directement dans l’application Wattpad, sans correcteur orthographique ni copier-coller dans un logiciel de traitement de texte. Dès que j’avais un moment de libre, je lançais l’app et tapais mon chapitre. Résultat des courses : cette façon d’écrire est terriblement efficace ! 24K en 2 mois et c’était bouclé ! Je n’y croyais pas du tout au départ, mais il faut bien se rendre à l’évidence : le téléphone portable, on l’a toujours sur soi. Un trajet en bus, une salle d’attente, une pause déjeuner… tous ces instants autrement perdus peuvent se transformer en mini-séance d’écriture.

Et vous alors ? Avez-vous déjà testé l’écriture par téléphone ? Je serai ravie d’avoir vos propres retours d’expérience sur cette façon de travailler.

 

 

 

Photo by Daria Nepriakhina on Unsplash

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2 réflexions sur “Bilan 2018… euh comment dire…

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